« Rencontres sur Planète Rouge »


Cette rubrique est consacrée à différents intervenants de passage à la boutique officielle du club.
Pour cette 13ème interview, nous vous proposons un entretien en compagnie de Robert ABSOLONNE, le photographe officiel du Standard de Liège, qui alimente notre site par des galeries photos des matches, des entraînements, des séances de dédicaces et de tous les autres événements de notre club.


« Bonjour Robert ! J’ai l’impression que tout le monde voit très bien qui tu es mais sans te connaître vraiment alors pourrais-tu te présenter à nos lecteurs en quelques mots ? »
« Bien sûr ! Je m’appelle Robert Absolonne et je suis né le 1er avril 1948 à Winenne, près de Beauraing, dans la province de Namur. A l’époque, dans les petits villages, il y avait une sage-femme qui venait à la maison pour aider les mamans à accoucher de leurs enfants. Aujourd’hui, tout le monde naît à la maternité. Moi, j’ai vu le jour dans la maison familiale ! »

« As-tu des frères et sœurs ? Des enfants ? »
« J’avais un frère qui est malheureusement décédé il y a 5 ans. J’ai aussi une sœur qui a 2 ans de moins que moi et qui, drôle d’anecdote, est l’épouse du photographe officiel d’Anderlecht. C’est d’ailleurs grâce à mon beau-frère que je suis passé à la technologie numérique il y a quelques années déjà. J’ai également un fils de 37 ans, Olivier, qui est facteur à Bruxelles et qui m’a donné 2 magnifiques petits-enfants : Camille, 9ans, et Nicolas, 4ans et demi ! »

« Tu es un heureux grand-père ainsi ! Et quel est ton parcours ? »
« Je suis issu d’une famille modeste. Maman était mère au foyer et papa travaillait dans une usine de cuivre en France. Je suis donc allé à l’école jusqu’à mes 14 ans et puis j’ai travaillé également à l’usine de cuivre comme manœuvre, à Flohimont. A 18 ans, je suis rentré à la gendarmerie, pendant 3 ans, et à 21 ans, âge de la majorité à l’époque, je suis rentré à la Société de Gaz et d’Electricité à Bruxelles. J’ai fait toute ma carrière là-bas. »

« Et le Standard de Liège dans tout cela ? »
« Je suis devenu supporter du Standard très jeune, en 1958. Je me rappelle d’une rencontre entre le Standard et le Stade de Reims. Mes parents n’avaient pas la télévision donc j’allais voir les matches au bistrot du coin. En 1968, j’ai vu mon premier match à Sclessin : Standard de Liège – Milan AC, en Coupe des Coupes. A partir de là, je suis venu de temps en temps. J’ai vu également de nombreux matches du Standard en déplacement dans les différents clubs bruxellois car c’était plus près de chez moi. Ensuite, dans les années 90, je me suis abonné. »

« Et comment es-tu devenu le photographe du club ? »
« En 1998, j’ai commencé à prendre des photos de football à la suite d’une histoire toute simple. J’étais allé avec un collègue voir un entraînement des Diables Rouges à Kraainem. J’ai vu des gens en train de prendre des photos des joueurs et j’ai trouvé cela super ! J’ai alors acheté un petit appareil de poche. Puis un plus gros avec un zoom. Et ensuite un numérique. Je suis passé à cette technologie parce que c’est beaucoup plus agréable : tu peux changer tous les paramètres et quand une photo est ratée, tu sais l’effacer directement. En plus, tu ne dépenses plus d’argent en pellicules mais évidemment, les appareils, eux, coûtent beaucoup plus cher ! J’ai commencé à donner certaines de mes photos et à en vendre d’autres. Puis le club s’est montré intéressé par mes clichés. Aujourd’hui, elles sont sur le site internet du club. C’est l’évolution naturelle des choses. Mais je tiens à préciser que je suis un photographe bénévole qui fait tout cela par passion. Heureusement, chaque année, je tiens un stand photos à la journée portes ouvertes avec mon ami André Ruwet. Ce stand permet d’une part de me soulager en partie des frais pour la saison qui suit et d’autre part de récolter des sous pour la Famille des Rouches et donc les supporters du club. »

« Penses-tu que le fait d’être un grand supporter du Standard change ta manière de prendre les photos ? »
« Je le crois réellement ! Je pense que les gens ressentent les photos du supporter passionné et pas d’un professionnel qui est juste là pour gagner sa vie ! J’ai aussi un feeling sur le déroulement des rencontres qui me permet de ne pas rater les événements importants. Par-exemple, quand Sinan Bolat est monté contre l’AZ, je savais qu’il allait marquer ! »

« Quelle est ta relation avec les joueurs ? »
« J’ai une excellente relation de travail avec les joueurs ! J’ai bien eu un peu de tension avec l’un ou l’autre mais rarement ! Par contre, je n’ai pas de contacts privés avec eux. J’habite Ixelles et la plupart d’entre eux la région liégeoise donc après les entraînements ou les matches, je rentre chez moi. Mais ils m’aiment bien et apprécient mes photos. Je leur en offre souvent d’ailleurs. Sinon, à l’époque, j’étais assez proche des frères Mpenza et de leur famille. Des gens simples et sympas ! »

« Il y a toujours beaucoup de photos des supporters sur le site. Quelle est ta relation avec eux ? »
« Ils me reconnaissent directement et se prêtent au jeu très facilement ! Je sais qu’ils sont très contents de se voir sur le site. Pour moi, les photographier est très important, surtout les enfants car je trouve que leur émerveillement envers les joueurs et les performances de notre équipe est sans équivalent ! »

« Une dernière question : que voudrais-tu que les gens retiennent de toi ? »
« Ma passion, ma disponibilité et ma générosité. J’espère aider le club avec mes photos comme les autres supporters l’aident en chantant ! »

« Merci, Robert. Bonne continuation ! Nous te souhaitons de vivre encore de nombreux moments de l’histoire de notre club et de les immortaliser par de magnifiques photos ! »


Copyright (c) - Standard.be