Cette rubrique est consacrée à différents intervenants de passage à la boutique officielle du club.
Pour cette 12ème interview, nous vous proposons un entretien en compagnie de Guy Debras, grand supporter du Standard de Liège et heureux gagnant du concours Planète Rouge / Noël Rouge de décembre dernier.
« Bonjour Monsieur Debras ! Alors, tout d’abord, pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques mots ? »
« Avec plaisir! Je m’appelle donc Guy Debras et je suis né en 1952 à Mons-lez-Liège, dans la région de Flémalle. Je me suis marié avec Nicole en 1973 et je suis père de trois enfants : Valérie, l’ainée, a 36 ans et Stéphane et Sandra, des faux jumeaux, ont tous les deux 33 ans. J’habite aujourd’hui à Grâce-Hollogne.
J’ai été à l’école dans mon village natal puis j’ai poursuivi ma scolarité à Flémalle. Ensuite, j’ai commencé à travailler comme garçon de bureau à Cockerill où j’ai fait toute ma carrière. J’ai évidemment changé d’affectation à plusieurs reprises : employé à l’imprimerie puis pontier sur les ponts roulants pendant 23 ans et enfin magasinier. J’ai terminé sur la ligne 7, à Ivoz-Ramet. Je suis prépensionné depuis décembre 2006. »
« Quel rapport entretenez-vous avec le Standard de Liège ? »
« Je suis fan du Standard depuis l’enfance ! J’avais 10 ans quand je suis venu pour la 1ère fois. J’ai attrapé le virus et il ne m’a plus lâché. Je suis abonné. Je connais ma place par cœur : bloc A1, rangée 6, place numéro 18. Ce club est très important pour moi et j’y ai des tas de souvenirs inoubliables. Par exemple, je me rappelle de mon 1er match européen dans les années 60, en Coupe des Coupes contre le Gyori Vasas, un club hongrois. Roger Claessen, mon idole, avait mis un magnifique goal sur une tête plongeante. Mais tout au long de ma vie, de nombreux joueurs du Standard m’ont beaucoup plu : Léon Semmeling, Jean Nicolay, Aurélio Vidmar, Eric Gerets… Il faut préciser qu’avant, les joueurs restaient plus longtemps et les supporters avaient un rapport particulier avec eux qui est moins présent aujourd’hui où tout change plus vite. Récemment, j’ai été sous le charme de Marouane Fellaini et d’Igor De Camargo, mon joueur préféré dans l’équipe actuelle. »
« Justement ! Comment avez-vous vécu ces dernières années, riches en émotions et trophées ? »
« Vous savez, 25 ans sans titre, c’est long ! Mais je disais toujours que quand je serais prépensionné, le Standard serait champion de Belgique. Je n’ai pas dû attendre longtemps : 2 ans. Le 20 avril 2008 est gravé dans ma mémoire. Ce titre, contre Anderlecht en plus, a été un vrai bonheur pour toute la région.
L’année dernière, c’était plus difficile. Les tests matchs étaient stressants mais un nouveau titre était au bout du chemin !
Cette saison, la grande émotion est venue de Sinan Bolat. Son but de la tête contre l’AZ était tout simplement magnifique !
Vous devez savoir que chez nous, on vit football du matin au soir. Nous allons voir tous les matchs du Standard en déplacement sur un écran géant dans une piscine de ma région. Même en vacances en Espagne, nous sommes allés voir Olympiacos - Standard dans un café.
Et puis j’adore également le football anglais en général et le club de Manchester United en particulier. »
« Quand vous nous citez Bolat comme grande émotion de cette saison, vous oubliez une autre émotion forte, personnelle cette fois-ci. Parlez-nous un peu du concours que vous avez gagné… »
« Tout d’abord, nous allons souvent à Planète Rouge. Je reçois beaucoup de cadeaux aux couleurs du Standard, surtout lors des fêtes. Cette année, Planète Rouge proposait un village de Noël. Le cadre était vraiment sympathique. Je me rappelle avoir pris un peket aux poires. Et puis, il y avait donc ce concours pour gagner le coup d’envoi du match Standard – Lokeren du 26 décembre ainsi que deux places en tribune d’honneur. J’ai rempli le coupon mais, comme je ne gagne jamais rien dans les jeux, je n’y pensais plus du tout. Le 24 décembre, quand vous m’avez téléphoné, nous avons d’ailleurs cru à une blague. Une fois le doute dissipé, j’ai commencé à ressentir une grande excitation. J’ai prévenu directement mon fils et mon frère. Pour un grand supporter comme moi, c’est un rêve d’enfant qui se réalise. Sans mentir, c’est le plus beau cadeau de Noël de ma vie entière ! Le jour même, c’était intenable. J’attendais le soir avec impatience. Et puis l’heure du coup d’envoi est arrivée. C’est vraiment impressionnant : la vue du terrain, les joueurs si près… Si vous me passez l’expression, j’ai une grande gueule mais là, je ne disais plus rien. J’y repense tous les jours et cela durera pendant le reste de ma vie à mon avis. »
« Il paraît que vous êtes même devenu une vedette ? »
« Une vedette ? Oui, c’est exact mais n’exagérons rien… Il est vrai que la communauté des supporters du Standard est très active sur Facebook et que la photo de mon coup d’envoi est un peu partout ! Mes connaissances contribuent également beaucoup à cette petite notoriété. Certains me disent que je devrais donner le coup d’envoi plus souvent car je porte chance à l’équipe. Plus sérieusement, je remercie le Standard de Liège et Planète Rouge pour ce cadeau inoubliable ! »
« Merci à vous, Monsieur Debras. Le Standard aura toujours besoin de supporters comme vous ! C’est vraiment un plaisir d’avoir pu vous apporter ce moment de joie en retour de vos années de passion ! »